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Triche : Poker en ligne truqué (“rigged”) ou pas ?

Après une série de bad beats, vous êtes nombreux à vous poser la question : le poker en ligne est-il truqué ou “rigged” ? Apprenez-en plus pour éviter les arnaques grâce à cet article complet. Il a été enrichi de nombreux commentaires de joueurs expérimentés (voir plus bas).

La triche au poker en ligne a 2 facettes :

  • Le “poker rigged” au niveau de la room : les salles truquent-elles leurs logiciels pour vous faire perdre de l’argent ?
  • Les méthodes des tricheurs et des pirates, qui vous sont expliquées dans la seconde partie de l’article.

[TDM H3]

Les sites de poker sont-ils truqués ?

Pourquoi une room tricherait-elle ?

Spontanément, le joueur débutant peut se demander quel serait l’intérêt pour un site de favoriser tel ou tel joueur (fût-il de sa team pro, puisque justement cela se remarquerait facilement) ; ou pourquoi un passionné plutôt gagnant devrait se prendre une grêle de bad beats hormis pour faire ricaner un obscur poker room manager…

Même si la question peut sembler naïve, surtout depuis la régulation du marché des jeux en ligne supervisée par l’ARJEL, un site de poker aurait fondamentalement au moins une bonne raison de truquer le jeu : le rake. Il s’agit de la commission que celui-ci prend pour l’organisation des parties. Sans revenir sur ses grands principes (voir notre article sur le rake et le déblocage du bonus au poker), voici pourquoi.

  • Plus les joueurs jouent, plus l’argent circule, et plus le rake accumulé devient important. C’est sur ce principe fondamental que repose le modèle économique des rooms. Mieux vaut des joueurs réguliers faisant de nombreuses parties que de très bons joueurs raflant les mises lors de leurs sessions ou de très mauvais n’y revenant pas. En ce sens, il peut être tentant de défavoriser de temps à autre les gagnants pour qu’ils tentent de se refaire et de privilégier les “fish” pour qu’ils ne se découragent pas.
  • D’une manière plus perverse et découlant du principe précédent, la salle pourrait favoriser les nouveaux inscrits durant leurs premières parties en leur donnant l’impression qu’ils sont bons. Cette expérience positive pourrait alors les rendre facilement “addict” et au moment où le logiciel les abandonnera à leur sort, ils continueront à jouer même en perdant et à générer du rake.

Cependant, ces pratiques paraissent extrêmement difficiles à prouver et si elles avaient réellement lieu, il est fort probable qu’une autorité ou que la communauté des joueurs s’en serait rendu compte.

D’autre part, on peut aussi imaginer que des employés d’une room (ou certains membres de sa Team Pro) soient tenter de contourner la légalité. Bien sûr, on pensera au scandale d’Absolute Poker : des employés de ce site voyaient les cartes des joueurs de chaque table et pouvaient miser en conséquent. Les buy-in des joueurs revenaient ainsi intégralement ou presque à Absolute. Pour autant, une telle affaire reste exceptionnelle et le fait qu’elle ait eu lieu a permis le renforcement de la vigilance des autorités (notamment de l’ARJEL).

Triche absolute poker

Ces événements étranges et troublants…

En dépit d’une régulation stricte et de contrôles fréquents, un certain nombre de joueurs constate des événements sur des rooms. Il n’est pas toujours sûr de savoir s’ils relèvent de la fraude, des limites des logiciels, de bugs… ou de la mauvaise foi. Plutôt qu’une liste exhaustive de ce qu’untel ou untel a vu comme bug ou bizarrerie, revenons sur 2 thèmes récurrents qui tiennent à coeur aux joueurs :

Pluie de bad beats sur la bankroll

Certains joueurs, parfois plutôt bons, l’affirment sans détours : ils multiplieraient les bad beat sur telle salle et non pas ailleurs. Au lieu de gagner par exemple dans 80% des cas avec AA pré-flop, ils connaissent par exemple sur Winamax ou Betclic un taux d’échec bien supérieur aux 20% normaux, statistiques livrées par leur logiciel assistant de poker à l’appui.

Sans nier les faits, il est cependant possible de laisser le bénéfice du doute aux rooms et d’expliquer rationnellement la chose plutôt que par une “riggitude” supposée. Voici comment.

Les 80% de chances pré-flop de remporter le coup avec les As sont bien connues, mais l’on oublie souvent que cette probabilité ne vaut que face à un seul adversaire. Celle-ci devient nettement moindre face à 2 ou 3. Or, que se passe-t-il sur la majorité des sites ? Les situations de duel pré-flop, sans être rares, demeurent moins fréquentes. Cela s’explique par le nombre important de débutants et de joueurs au niveau médiocre qui tentent leur chance avec des mains de valeur inégale.

Cette situation à laquelle même un très bon joueur ne peut rien fausse forcément la cote au poker et explique certaines périodes de bad beats. Les novices n’hésitent pas à faire tapis avec une paire de 10, 3-4 assortis ou des mains bien pires. Ils y touchent parfois un brelan ou une couleur, pour le plus grand malheur du joueur serré… En poussant la logique jusqu’au bout, le bon joueur peut même se rassurer en pensant que ses bad beats fréquents ont pour cause le mauvais niveau des adversaires…

Une variance trop variante

D’autres adeptes du poker mettent en avant une variance qu’ils jugent anormalement importante sur telle ou telle room, là encore en s’appuyant sur leurs statistiques. Même si l’argument est un peu différent, il rejoint en réalité celui des bad beats, puisque c’est la part de chance au poker qui est à l’origine de la notion de variance.

A priori, le joueur ayant un niveau donné, il semblerait en effet dénué de sens que ses statistiques divergent fortement d’une salle à l’autre. Outre l’explication précédente au sujet des bad beats (les joueurs d’une salle peuvent très bien être en moyenne meilleurs que ceux d’une autre ou d’un réseau différent), d’autres facteurs peuvent en rendre compte sans crier au truquage :

  • les structures des tournois diffèrent entre les salles : certains impliquent structurellement une variance importante en obligeant à prendre plus de risques (par exemple, parce que les places payées sont très rares et que les blindes augmentent vite : il faut avoir rapidement un gros stack et prendre le risque de faire tapis plus souvent)
  • les autres éléments influant sur la variance : style des adversaires, variantes… Et bien sûr le long terme.

En somme, cet argument n’aurait de pertinence que dans le cas où le joueur pratiquerait le même nombre très important de mains, face aux mêmes adversaires, avec les mêmes tournois… La chose étant impossible, des variances différentes constatées par un passionné jouant sur plusieurs salles sont simplement logiques.

Triche et variance

La triche au poker en ligne

Il existe différentes façons d’agir à mauvais escient sur une salle de poker. Sans évidemment les cautionner, nous vous proposons un petit tour d’horizon des techniques répandues ou ayant fait parler d’elles. On peut les aborder en fonction du degré de technicité employé : les astuces que n’importe qui pourrait essayer à ses risques et périls, et celles réservées aux ingénieurs informaticiens voulant se lancer dans le piratage.

Les astuces de l’amateur

La collusion

Il s’agit d’une méthode très simple : 2 joueurs ou plus se connaissent et communiquent par Skype durant les parties afin d’éliminer les adversaires, puis se partagent les gains.

A priori indétectable par les rooms, elle connaît néanmoins de sérieuses limites :

  • mieux vaut la pratiquer sur de hautes limites en cash game ou lors de sit-and-go au buy-in important afin qu’elle fasse réellement gagner de l’argent. Or, les adversaires comme la room réaliseront très probablement que ce sont toujours les 2 ou 3 mêmes pseudos qui gagnent.
  • avec le suivi des statistiques qu’opèrent les sites et les joueurs impliqués qui surveillent de près les données de leur tracker, la collusion régulière est très vite repérée. D’un autre côté, elle n’a aucun intérêt si elle ne reste qu’ultra-occasionnelle.

En bref, cette méthode très simple s’avère en réalité soit sans intérêt, soit trop risquée… en plus d’aller à l’encontre de toute morale.

Le chip dumping

Dans un style un peu différent de la collusion, il s’agit d’une entente entre au moins 2 joueurs : l’un s’arrange pour donner tous ses jetons à l’autre afin qu’il soit plus fort et puisse avancer dans le tournoi (moyennant un partage des gains, bien entendu).

Par exemple, l’un fait tapis avec 8-3 dépareillés après que son complice ait fait une bonne relance, signe de force. En principe, le reste de la table se couche, et même en cas de bad beat, c’est toujours l’un des complices qui reste en jeu. Ou encore, l’un fait une très forte relance, l’autre fait tapis, puis le premier se couche afin de céder ses jetons.

Pré-régulation, les salles étaient moins vigilantes face à cette pratique dont voici un exemple ci-dessous, même si celle-ci reste difficilement détectable.

Niveau pirate ou ingénieur

L’attaque des robots

robot pokerCertains informaticiens tentent de développer des robots, ou “bots” pour les initiés, en définissant de manière très fine quelles mains jouer en fonction des cotes, comment relancer, quand se coucher, etc.

L’intérêt est que ces logiciels ne connaissent pas les aléas du joueur en ligne (fatigue et envie d’uriner après 5 heures de tournoi acharné) et sont censés pratiquer le poker comme le ferait un joueur gagnant.

C’est cependant faire fi des aspect psychologiques du jeu et les bons joueurs peuvent battre aisément ces machines (si un robot pouvait faire perdre Elky, cela se saurait certainement). Certes, cela fonctionnera face à des débutants en basse limite, mais la rentabilité ne sera pas au rendez-vous. Autrement dit, la comparaison des réels avantages et des lourds risques encourus rend l’opération peu attractive…

Les robots sont aussi utilisés pour aider le joueurs. On pense par exemple au bots auto folder qui vont permettre de paramétrer des actions, notamment celle de se coucher dans certains cas. Les joueurs de cash game apprécieront. En effet, ils pourront choisir toutes les mains que le logiciel couchera pour eux. Lors de session en multitabling, ils ne seront pas obligés de changer de tables pour s’occuper de cette fastidieuse action qui perturbe la concentration sur les autres mains en cours, plus lucratives.

Ces bots sont gratuits mais ne marchent pas avec toutes les salles de jeu. Il suffit de télécharger le logiciel (ou software) puis de choisir le panel de mains que l’on ne veut plus jouer. Toutes les positions (bouton, petite blinde, grosse blinde, hijack, cut-off, utg+1, utg+2, etc.) sont paramétrables.

Récemment, le débat sur les bots a refait surface sur les forums : alors que le “fléau” semblait surtout concerner la room PokerStars.com, de nombreux joueurs s’inquiètent d’en repérer de plus en plus sur le réseau iPoker (Betclic, Everest Poker, Turbo Poker). Au delà des indemnisations versées et des quelques comptes clôturés, le problème semble appeler une action coordonnée de la part des principales rooms qui pour l’instant ne communiquent que très peu à ce sujet.

Devenir super-user

Il s’agit ici du plus haut niveau : celui d’un pirate suffisamment habile pour s’emparer du compte super-user d’un poker room manager. De là, il a accès aux mains des adversaires et gagne autant qu’il le souhaite, dans le même esprit que dans le scandale d’Absolute Poker où il s’agissait non d’un pirate mais des super-users eux-mêmes.

Cette technique est à ce jour fantasmée vu son immense complexité. Mais inutile d’ajouter que les sites restent particulièrement vigilants au niveau de la sécurité de l’accès à de tels comptes, surtout les plus grands comme Everest Poker ou PokerStars. En effet, le petit malin parvenant à la mettre en oeuvre chez eux serait susceptible de voler des fortunes aux joueurs… Mais ceci relève plus du rêve éveillé que d’un principe de réalité.

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